Le beau reportage d’Arte sur Valence

Découvrez ce reportage de la chaîne Arte sur Valence en Espagne.

Voici ce que dit Arte sur Valence :

“Grand port méditerranéen, la troisième ville d’Espagne (800 000 habitants) est parvenue, à coups de grands projets urbanistiques, à s’extraire de l’ombre de Madrid et Barcelone, et à inscrire son nom bien lisiblement sur la carte du tourisme mondial.

Pour cela, Valence s’est dépensée sans compter : elle s’est « payé » les architectes futuristes Norman Foster, David Chipperfield et Santiago Calatrava, l’illustre fils de la cité. Sauf que les utopies de verre, de béton et d’acier – le dernier en date étant le mégaprojet d’une « Cité des arts et des sciences » – ont englouti des milliards, collant à Valence l’image peu enviable de ville mégalomaniaque endettée jusqu’au cou, d’épicentre de la gabegie et de la corruption. Lors des municipales de 2015, les Valenciens ont chassé les conservateurs de l’hôtel de ville, fondant dès lors tous leurs espoirs sur une nouvelle coalition : verts-gauche alternative-socialistes. Appliquée à se départir de sa sulfureuse réputation, la cité portuaire mise désormais sur ses valeurs ancestrales.

En ce moment, il est beaucoup question de l’inscription au patrimoine immatériel de l’Unesco des « Fallas » valenciennes, témoins d’une créativité collective. Cette fête traditionnelle, qui a lieu du 1er au 19 mars, célèbre l’arrivée du printemps avec de nombreux défilés en costumes folkloriques, accompagnés de fanfares et de feux d’artifice. La crémation des Fallas, poupées en bois géantes, marque la fin des festivités.

Valence tient sa richesse des agrumes, et sa notoriété de la paella. La bonne chère y est primordiale. Crise ou pas crise. Elle participe de ce tempérament optimiste, extraverti, de ce côté jouisseur de la ville, déclare l’écrivaine et ancienne « reine des Fallas » Marta Querol. « Nous sommes un peu la Californie d’Europe », dit-elle avec fierté. La cheffe étoilée Raquel Cernicharo nous guide dans le ventre de la ville, le Mercado Central, un bâtiment Art nouveau, qui est aussi le plus grand marché couvert d’Europe. Elle est payée pour savoir que la cuisine valencienne a bien plus à offrir que des oranges et de la paella.

L’architecte allemand Boris Strzelczyk, qui vit à Valence depuis des lustres (cette ville l’a quasiment vu naître), nous dit le rayonnement, éternel et récent, de l’architecture de « sa » ville, fondée à l’époque romaine, et souligne l’importance de l’espace public pour la cohésion sociale et la culture de Valence. Luce, street-artiste de son état, préfère se focaliser sur les endroits déshérités. Il inscrit son nom sur les blessures de la ville, laisse des signes sur des bâtiments désaffectés, dans des emplacements qui invitent à un regard scrutateur.”

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